129 associations ont bénéficiés d’aides substantielles octroyées par la commune. Pour un montant de 206 000 000.00 DA.

Sur ce chapitre, notons la faible couverture en matière d’infrastructure de jeunes et du sport, et particulièrement l’existence au sein des établissements scolaires, véritable vecteur de développement du sport.

Le sport est un facteur de première importance pour l’épanouissement des personnes. C’est par son caractère à la fois ludique, et bénéfique pour l’équilibre corporel et mental des personnes que le sport trouve sa place dans une politique générale de développement du bien être de nos citoyens.

De surcroit, le sport est universel, praticable par tous et susceptible de se vivre à différents niveaux de pratique. La pratique sportive est traversée par des valeurs, tout comme l’enseignement, la politique de la ville, l’organisation des solidarités ou la gestion du chômage.

Ces valeurs sont parfois même négatives : le sport-argent, la violence dans les stades … etc. mais elles peuvent être fondamentalement positives : si la commune de Béjaïa, dans sa situation sociale, économique et culturelle, maintient et développe ses infrastructures et ses politiques sportives, elle affirmera ainsi d’autres valeurs, des valeurs positives, des règles fondamentales destinées à faire progresser les réalités sociales.

Développer l’offre d’infrastructures sportives :

Le sport est à la fois créateur de la vie associative dans notre commune mais il se transforme également en support de communication lors des compétitions sportives.

Toutefois, les pratiques sportives ou les activités physiques et sportives évoluent plus vite que la modification des équipements.

Les constructions sportives et de loisirs constituent un secteur particulièrement sensible des constructions publiques. L’implication de la commune pour le développement du sport n’est plus à démontrer.

Les équipements sportifs et de loisirs se présentent comme des lieux de rencontre privilégiés qui touchent l’ensemble des tranches d’âge de la population d’une aggloméra. Leur impact sur l’environnement est le plus considérable : une installation impose des réserves foncières importantes, incluant des zones de stationnement, les voies d’accès, des volumes utiles conséquents ; ceci pose de sérieux problèmes pour l’intégration de ces complexes sportifs aux constructions voisines, au paysage et à l’environnement en général.

Piscine1

Les besoins actuels en infrastructures sportives se posent principalement en terme quantitatifs et qualitatifs à l’échelle de notre commune. Au-delà d’une approche qui s’assimile aux méthodes de la planification urbaine, il convient de favoriser la préparation d’un programme opérationnel nuancé et adapté à la réalité concrète du besoin précis à satisfaire pour aboutir au meilleur service collectif. On constate aujourd’hui, et c’est le cas pour pratiquement toutes les disciplines sportives majeures des lacunes en matière d’installation sportives d’importance nationale.

L’absence de stades de football modernes est l’illustration la plus spectaculaire de ces besoins à satisfaire. Pourtant, ce n’est pas pour ce sport uniquement que font défaut les infrastructures répondant aux règlements et aux normes en vigueur, susceptibles d’accueillir de grandes manifestations nationales et internationales : l’athlétisme ou le volleyball, pour ne citer que deux autres sports extrêmement importants, souffrent du même mal que le football, sans oublier de mentionner les manques en matière de salles polyvalentes ou d’installations spécifiques nécessaires à la pratique de certains sports.

La demande sportive a parallèlement considérablement évolué. Au niveau de la société dans son ensemble, les modes de pratiques se sont diversifiés ainsi que les activités sportives. Le nombre de pratiquants est en progression constante. Les demandes ne se situent plus seulement dans les secteurs associatifs sportifs (de compétition et scolaires) mais également, de manière très forte dans les secteurs moins « institutionnels » : les jeunes dans les quartiers, le troisième âge, les pratiques d’entretien, de loisirs, etc. cette évolution est due généralement à une évolution permanente des modes de vie.

Paradoxalement à ce constat, il est à signaler que nos infrastructures sportives deviennent de plus en plus vieillissantes et dans un état de praticabilité et d’hygiène déplorable.

Le sport à Béjaïa fait partie intégrante de la culture. Il contribue dans une large mesure à l’organisation judicieuse des loisirs. Il doit continuer à se développer dans toute sa pluralité pour le plus grand bien de la population.

Il conviendra en outre d’instaurer, parmi les mérites communaux que la commune octroie, un prix spécial récompensant l’éthique et le fair-play lors de ces différentes manifestations. Le sport doit contribuer, à l’avenir aussi, au développement de principes éthiques chez toutes les personnes concernées par sa pratique ; ces principes seront basés sur la conservation de la santé tant psychique que physique et sur un comportement respectueux et fair-play à l’égard de l’autre. Par des mesures appropriées, le sport doit s’efforcer de mieux faire connaitre à l’opinion publique la multiplicité et la diversité de ses valeurs.

Le sport peut occuper une place centrale dans la vie d’un quartier. Il est considéré comme un régulateur des tentions sociales.